Bon, je vais vous raconter un truc. La première fois que j’ai senti Ambre Sultan sur quelqu’un, c’était lors d’un cocktail à Paris. J’ai littéralement suivi la personne pendant dix minutes comme une folle pour savoir ce qu’elle portait. Gênant? Un peu. Mais cette odeur…
Le parfum secret d’Hollywood
Ambre Sultan, c’est un peu le parfum dont personne ne parle ouvertement mais que tout le monde reconnaît. J’ai croisé cette bouteille carrée dans les coulisses de shootings plus souvent que je ne peux compter. Les maquilleurs me glissent des noms – toujours off the record, vous voyez le genre?
Parmi les fans assumés, il y a Johnny Depp. Oui, Johnny. Le mec qui collectionne les parfums rares comme d’autres les guitares vintage. Il paraît qu’il en a toujours un flacon dans sa loge. Pour les actrices, c’est plus discret mais j’ai mes sources. Monica Bellucci l’aurait porté à plusieurs reprises – franchement, ça lui va comme un gant ce côté sensuel presque charnel.
Tilda Swinton aussi, ce qui m’étonne moins. Elle a toujours eu ce truc androgyne sophistiqué, et Ambre Sultan joue exactement dans cette cour-là. Ni vraiment masculin, ni franchement féminin. Juste… puissant.
Cette odeur qui rend accro
Comment décrire Ambre Sultan sans tomber dans le cliché? C’est difficile à décrire mais… imaginez un souk marocain au coucher du soleil. La poussière dorée, les épices, cette chaleur sèche qui vous enveloppe.
La bergamote et la coriandre démarrent le show. Ça pique un peu au nez (dans le bon sens du terme). Frais mais pas longtemps. Très vite, l’ambre débarque avec son pote opoponax – un nom impossible à prononcer pour une résine qui sent la myrrhe en plus doux. Et là, ça devient sérieux.
Le santal et le patchouli au fond? Ils assurent la tenue pendant des heures. Genre vraiment des heures. J’ai porté ça un matin, on me demandait encore le soir ce que je portais. La performance est carrément impressionnante pour ceux qui veulent découvrir Ambre Sultan de plus près.
Mais ça sent quoi exactement?
L’ambre ici, ce n’est pas l’ambre sucré vanillé qu’on trouve partout. Non. C’est un ambre minéral, presque salin. Certains y sentent même des notes de caramel brûlé (moi la première) mais Serge Lutens jure qu’il n’y en a pas. Mystère.
La vérité? Ça sent chaud, résineux, légèrement fumé. Pas mal de gens trouvent ça carrément sexy – moi y compris. D’autres disent que c’est trop. Trop intense, trop présent, trop tout. Il n’y a pas de milieu avec ce parfum.
Red carpet ou brunch du dimanche?
Alors là, question piège. J’ai vu des stars le porter sur tapis rouge – notamment lors des festivals de cinéma européens où l’élégance prime sur le bling-bling américain. Cannes, Venise, ce genre de soirées où l’intellectualisme chic est de mise.
Mais franchement? Ce n’est pas un parfum de gala à paillettes. C’est trop personnel pour ça, trop intime presque. Je le vois plutôt sur une actrice qui file à son cours de yoga privé en cachemire noir. Ou sur un musicien avant une séance d’enregistrement nocturne.
Pour le quotidien… ça dépend de votre quotidien. Si vous bossez dans un open space classique, vos collègues risquent de vous regarder bizarrement. Ambre Sultan a du caractère et ne se fait pas discret. Par contre, si vous évoluez dans un milieu créatif (mode, art, musique), ça passe crème.
Le syndrome «trop ou pas assez»
Un pschitt suffit. Vraiment. Deux si vous vous sentez audacieux. J’ai fait l’erreur des trois pschitts une fois… mes amis ont failli me mettre dehors. La modération n’est pas optionnelle avec celui-là.
L’hiver reste la meilleure saison – cette chaleur ambrée sublime les manteaux en laine et les soirées au coin du feu. L’été? Oubliez, sauf si vous aimez la suffocation olfactive. Pour en savoir plus sur sa composition unique, vous pouvez consulter sa fiche complète qui détaille toutes les facettes de cette création.
Mon verdict glam (et cash)
Ambre Sultan n’est pas pour tout le monde. Et c’est exactement pour ça que les stars l’adorent.
Dans un monde où tout le monde porte les mêmes jus mainstream, ce Serge Lutens fait figure d’ovni. Il ne cherche pas à plaire – il s’impose. Certains fuiront, d’autres deviendront obsédés. Je fais partie de la deuxième catégorie (mon banquier moins).
Le prix? Autour de 130€ les 50ml. Pas donné mais pas stratosphérique non plus pour un niche de cette qualité. Et vu la tenue, le flacon dure une éternité.
Ce que j’aime: cette profondeur incroyable, ce côté addictif, la tenue monstrueuse, l’originalité totale. Ce qui m’énerve: impossible à porter en été, trop présent pour certaines occasions, divise tellement qu’on se fait soit complimenter soit critiquer (jamais d’indifférence).
Pour qui? Les personnalités affirmées qui assument leurs choix. Les amoureux d’orientaux qui en ont marre des trucs sucrés. Ceux qui veulent qu’on se souvienne de leur passage dans une pièce. Les fans de Serge Lutens aussi – logique.
Pas pour qui? Les débutants en parfumerie (commencez par plus doux, vraiment). Les bureaux corporate stricts. Ceux qui préfèrent la discrétion. Les nez sensibles aux notes résineuses.
Bref.
Ambre Sultan reste un monument de la parfumerie orientale, un choix de connaisseur que les célébrités cachent jalousement dans leurs vanity. Pas étonnant qu’il soit devenu culte depuis 1993 – certaines créations traversent les décennies sans prendre une ride. Celle-ci en fait partie.
Vous allez craquer? Peut-être. Vous allez détester? Possible aussi. Une seule façon de savoir…



